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Après Leo McCarey et Orson Welles, nous rendons hommage cette année à un troisième grand du cinéma américain, Raoul Walsh, moins méconnu que le premier, moins célèbre que le second. On admire nombre de ses films, mais on saisit moins la personnalité de leur metteur en scène. C'est que Walsh est un continent à lui seul, créateur d'une oeuvre immense qui s'étend sur plus de cinquante ans, égale à celle d'un Ford et d'un Hawks, oeuvre inégale certes - Walsh dut accepter davantage de commandes que ses deux illustres contemporains -, mais qui dans ses temps forts n'est surpassée par nulle autre, à preuve Gentleman Jim, L'enfer est à lui, Aventures en Birmanie ou La Vallée de la peur, qui n'ont pas pris une ride et où souffle un grand vent de liberté.





