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Abstract
Notre thèse de maîtrise vise à mettre en lumière une théorie avant-gardiste, présentée dès le début du 19e siècle, à travers le récit et l’œuvre de l’écrivaine Germaine de Staël. En effet, au moyen d’une étude de cas littéraire approfondie, nous montrerons le caractère précurseur de l’œuvre de Staël sur les rapports entre les beaux-arts, en particulier par le biais de son roman Corinne ou l’Italie.
Pour effectuer notre recherche, nous nous sommes basée sur le domaine des études interartielles en nous concentrant sur les outils théoriques les plus récents. L’analyse de l’intertextualité élargie est priorisée dans l’objectif de mieux comprendre comment l’absence et la présence des mentions de véritables œuvres d’art jouent un rôle important dans la réceptivité artistique des deux personnages principaux de l’intrigue. Puis, l’approche sémiologique de l’étude du personnage établie par Philippe Hamon, mais telle que reprise par Vincent Jouve, nous permet d’étudier les composantes de l’« être », incluant le nom, les dénominations et le portrait (corps, habit, psychologique et biographique) des personnages d’Oswald et de Corinne afin de comparer leurs sensibilités à la beauté.
Notre recherche permet d’abord de mettre en lumière un contraste qui se développe entre Oswald et Corinne. L’importance de cette différence se trouve dans la sensibilité à la beauté de chacun. En outre, la thèse permet de montrer que la construction du personnage de Corinne ainsi que l’emploi des références aux œuvres d’art visuel dans le roman de Staël permettent de souligner l’impression fréquente d’une sorte de trop-plein d’art chez le personnage féminin, un phénomène que nous avons reformulé en « Syndrome de Staël ».





