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Full text
Prod. : Robert Daley, James Fargo & John G. Wilson (Malpaso) (1976). Scénario : Philip Kaufman, Sonia Chemus, d'après le roman Gone to Texas de Forrest Carter. Photo : Bruce Surtees (Panavision, couleur). Musique : Jerry Fielding. Montage : Ferris Webster. Distribution : Warner Bros. 135 mn.
Interprétation : Clint Eastwood (Josey Wales), Chief Dan George (Lone Watie), Sondra Locke (Laura Lee), Bill McKinney (Terrill), John Vernon (Fletcher), Paula Trueman (Grandma Sarah), Sam Bottoms (Jamie), Géraldine Keams (Little Moonlight), Woodrow Parfrey (carpetbagger), Royal Dano (Ten Spot), Will Sampson (Ten Bears).
Un aplat de couleur pure
C'est aux confins du Texas, à cette extrême limite du pays en bordure du Mexique que le film campe son utopie westernienne particulière : au terme d'un long périple aux multiples dangers, une communauté hétéroclite menée par Josey Wales s'installe à Blood Butte - ce ranch jadis bâti par le fils de Grandma Sarah mort à la guerre -, dans les parages du décor désolé d'une ville fantôme, Santo Rio, en territoire comanche. Or le ranch et la ville sont à l'abandon, loin de l'Eden promis par les lettres du fils, loin de la belle époque minière qu'évoquent les quelques habitants désoeuvrés qui hantent le saloon. Cliché convoqué par Eastwood du western crépusculaire - lugubre opinion commune d'un genre finissant, ou discrète allusion à un Sergio Leone en vogue. Mais à la manière d'un gag, il suffit de peu que le western indomptable ne reprenne ses droits : ici une caisse de whisky offerte par Wales réveille un saloon qui se morfond dans ses souvenirs - événement sitôt suivi d'un duel en bonne et due forme avec un chasseur de prime ; là l'irruption de Grandma Sarah balai à la main fait revivre instantanément le ranch et entraîne chacun au travail - enclos, bétail, réserve de bois, et...





