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CO. Franco-portugais, de Raul Ruiz.
L'oeil qui ment était sans nul doute le film le plus original de la compétition, le plus formellement novateur et le plus intéressant pour son regard porté sur le monde des images. Aucune chance de prix, donc, pour Raul Ruiz au festival de Cannes, dominé cette année par une tendance réactionnaire manifeste. Avec L'oeii qui ment, Ruiz réalise un film drôle, onirique et inquiétant. L'univers hallucinatoire où nous entraîne Félicien (Didier Bourdon, le vampire des Inconnus), fonctionnaire préposé aux miracles et investi d'une rationalité à toute épreuve qu'il doit à sa formation médicale, est peuplé de corps somnambules sans regards, et d'êtres imaginaires sans épaisseur, en mal d'incarnation,...





