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Abstract
Depuis 1987, plusieurs isolats de coronavirus bovins ont été récupérés des contenus intestinaux de veaux diarrhéiques et de bovins adultes atteints de la dysenterie d'hiver provenant de fermes de 6 régions différentes du Québec. La présence du virus a été confirmée en microscopie électronique et par enzyme-linked immunosorbant assay (ELISA) . Les isolats ont été adaptés et propagés pour 3 à 5 passages sur cellules HRT-18 en présence de trypsine. Les souches de référence, ainsi que les différents isolats québécois, ont été purifiés par ultracentrifugation différentielle et isopycnique sur gradient de densité de saccharose. Les virus furent récupérés au niveau des fractions correspondant à des densités de flottation de 1.16 à 1.18 g/ml de saccharose. La présence de particules coronaviriformes a été confirmée en microscopie électronique après incubation en présence d'un antisérum dirigé contre la souche Mebus du coronavirus bovin et marquage à la protéine-A couplée à l'or colloïdal.
La propagation des virus sur les cellules HRT-18 a permis l'identification de trois groupes distincts selon le type d'effet cytopathogène (ECP) induit par ces derniers. Tous les isolats récupérés de cas de dysenterie d'hiver se sont avérés hautement fusogéniques. Pour mieux visualiser les différents types d'ECP en microscopie photonique, nous avons utilisé la technique d'immunoperoxidase indirecte. Lors d'épreuves d'hémagglutination (HA), tous les isolats de coronavirus bovin ainsi que le coronavirus TCV de la dinde, le coronavirus HEV porcin et le coronavirus respiratoire humain HCV-OC43 se sont avérés hémagglutinants lorsque testés contre des érythrocytes de rat. Les isolats associés à la dysentérie d'hiver étaient dépourvus de cette activité lorsque testés à 37°C, mais étaient comparables aux autres coronavirus bovins lorsque testés à 4°C. Les évaluations quantitatives de l'activité destructrice de récepteurs (RDE) ont permis de classer les isolats de coronavirus bovin en deux sous-groupes différents, cette activité étant plus élevée pour les isolats associés à la dysentérie d'hiver. En ce qui a trait à l'activité acétyl-estérase, aucune variation significative n'a pu être observée. Les analyses d'électrophorèse sur gels de polyacrylamide n'ont pas permis de révéler de différences majeures entre les isolats de BCV.
Pour les fins de comparaison sérologique, un antisérum hyperimmun produit chez le lapin contre la souche Mebus du coronavirus bovin ainsi que des anticorps monoclonaux (AcMo) dirigés contre les glycoprotéines S et HE du BCV, ont été utilisés. La réactivité des AcMo envers les isolats de BCV associés aux épisodes de diarrhée néonatale du veau a été analysée selon différentes épreuves sérologiques. Ces AcMo avaient été obtenus lors d'expériences de fusion réalisées à l 1aide de splénocytes de souris immunisées contre la souche de référence du Nébraska et les cellules myélomateuses Sp2/0 non-sécrétrices . Les tests d'inhibition de l'hémagglutination(IHA) ont permis l'identification de deux isolats se différenciant sérologiquement de la souche prototype. Les analyses des profils polypeptidiques par la technique d'immunobuvardage de même que les tests d'immunofluorescence et de séroneutralisation, à l'aide de l'antisérum polyclonal de référence, ont démontré que tous les isolats québécois de BCV partageaient des déterminants antigéniques au niveau de chacune de leurs protéines structurales.





